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Rue de la Grande TruanderieRue de la Grande Truanderie

10/07/2007 @ 12:00:00 - Aucun commentaire.
 Rue de la Grande Truanderie
La rue de la Grande Truanderie dans le 1er arrondissement reliait le boulevard de Sébastopol à la rue de Turbigo. Mais cette dernière partie, visible au fond des clichés, a été amputée lors des vastes travaux des Halles. Son étymologie semble indiquer de manière évidente qu'il s'agissait d'une rue mal fréquentée où l'on risquait de se faire raçonner pour quelques sous. Mais une autre explication réside dans l'expression « truage », qui veut dire « un droit à payer ». Plausible au vu de la proximité des Halles, centre névralgique du commerce alimentaire avant les années 1970. Gérard Durand ajoute que "cette rue était construite en 1250. Son emplacement faisait anciennement partie du petit fief de Thérouenne, dont la moitié fut cédée à Philippe Auguste par Adam, archidiacre de Paris, puis évêque de Thérouenne. L'emplacement qui n'était pas nécessaire à la construction des Halles resta à l'évêque et fut bientôt envahi par des marchands de toutes espèces qui firent construire à peu près en même temps des voies publiques aux abords de ces marchés. Situé à la jonction des rues de la Petite et de la Grande Truanderie, un carrefour était désigné sous le nom de place Ariane. A cet endroit se trouvait un bureau où l'on percevait les droits sur les marchandises qui entraient de ce côté dans Paris. A la pointe du triangle que forment les rues de la Petite et de la Grande-Truanderie existait un puits célèbre dans la tradition du peuple parisien, et qu'on appelait le Puits-d'Amour. Une jeune fille nommée Agnès Hellébic, dont le père tenait un rang à la cour de Philippe-Auguste, s'y était précipitée dans un accès de désespoir causé par l'infidélité de son amant. Trois cents ans après cette tragique avanture, un jeune homme que la froideur de sa maîtresse exaspérait, y chercha aussi la mort mais sans parvenir à se la donner. Il tomba si heureusement qu'il ne se fit aucun mal. Par un bonheur plus grand encore, cette démonstration toucha le coeur de la cruelle qui le réconcilia promptement avec la vie en lui promettant sa main. L'amant, par reconnaissance, fit reconstruire le puits où l'on pouvait lire :« L'amour m'a refait", »En 1525, tout à fait ». Le Puits-d'Amour était devenu une sorte d'autel où les amants allaient jurer de s'aimer toute la vie". Visitez la boutique de Gérard Durand qui se trouve aux 75-77 rue du Bac, ou sur Internet, ici. Vous y trouverez une section dédiée à l'histoire de la rue du Bac !

Les photos ont été prises ici.

Vers 1900 - Mars 2007

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