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Eglise Saint-Thomas d'AquinEglise Saint-Thomas d'Aquin

18/09/2009 @ 12:00:00 - Aucun commentaire.
 Eglise Saint-Thomas d'Aquin
Cette église située à l'écart de l'agitation de la rue du Bac et du boulevard Saint-Germain, dans le 7ème arrondissement, est construite à l'emplacement où se trouvait en 1631 une chapelle édifiée par les moines Dominicains. Trop petite, elle est remplacée en 1632 par une église plus grande, celle que l'on voit sur les clichés. Elle est consacrée en 1683, sous le nom d'église Saint-Dominique. Le bâtiment est réalisé sur des plans de l'architecte Pierre Bullet, mais la façade actuelle date de 1766, imaginée par un religieux appelé Frère Claude. Gérard Durand ajoute que "en 1631, quatre dominicains appartenant au couvent des jacobins de la rue Saint-Honoré s'installent dans une petite maison qui appartenait à l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés sur un terrain spacieux de 9 arpents (environ 3 hectares) en bordure du chemin de la Justice (le siège de la juridiction de l'abbaye Saint-Germain-des-Prés était établi à l'extrémité de ce chemin). C'était l'ancien chemin aux vaches nommé vers 1542 et du charroi conduisant vers le bac, pour y créer selon le voeu du supérieur de leur ordre un noviciat général. Solidement établis, les dominicains prospèrent une chapelle, puis des maisons de rapport peuplèrent l'ancien chemin aux vaches devenu chemin de la justice, qui fut rebaptisé rue Saint-Dominique en hommage à leur pieux fondateur. L'architecte Pierre Bullet (1639 - 1716) fut à l'origine des plans de cette église dont la première pierre fut posée par la duchesse de Luynes le 5 mars 1683. Elle ne fut définitivement achevée que plus d'un siècle plus tard et c'est seulement en 1765 que sa façade fut élevée suivant les dessins d'un religieux du couvent, le frère Claude (1697 - 1774). Le frère Jean André (1662 - 1753), peintre de grand talent qui, après un séjour à Rome, fut chargé de décorer la chapelle et les bâtiments du couvent ; il peignit 150 tableaux et fresques. Le frère Romain (1646 - 1735) fut architecte, et mandaté par Louis XIV pour réaliser les plans du Pont Royal. Le couvent possédait des trésors, notamment une bibliothèque de 14.000 volumes. A la révolution, tout fut livré au pillage. En 1796, une commission a établi l'étendue des dommages :« les portes déferrées, les dalles en poussière, les vitraux brisés, la couverture dégradée, les eaux pluviales tombant à l'intérieur, la chaire arrachée, les fonts baptismaux démolis, le maître-autel en morceaux ». Après la révolution, un musée d'artillerie est installé dans les bâtiments ; il fut transporté en 1871 aux Invalides. Grâce à la volonté de ses paroissiens et aux dons de familles, telles les Tallerand, de Montmorency, de Luynes, d'Houssenville, de Fénelon... qui permirent la restauration de l'église. L'ancien couvent est aujourd'hui occupé par le personnel de l'Armée de terre. ". Visitez la boutique de Gérard Durand qui se trouve aux 75-77 rue du Bac, ou sur Internet, ici. Vous y trouverez une section dédiée à l'histoire de la rue du Bac !

Les photos ont été prises ici.

Vers 1910 - février 2009

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