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Rue de Sèvres et Bon MarchéRue de Sèvres et Bon Marché

08/04/2008 @ 12:00:00 - Aucun commentaire.
 Rue de Sèvres et Bon Marché
Le Bon Marché, qui se trouve au début de la rue de Sèvres dans le 7ème arrondissement, est le plus vieux grand magasin. La petite échoppe fondée en 1838 par les frères Videau a pris de l'ampleur en 1852 par la volonté d'Aristide et Marguerite Boucicaut, sans doute visionnaires à l'époque de ce que devait être le commerce urbain de grand envergure. Le succès est au rendez-vous et le magasin agrandi en 1869, avec l'aide de l'architecte Louis-Charles Boileau et de l'ingénieur Gustave Eiffel qui en réalise la structure. Le bâtiment n'est achevé qu'en 1887, occupant une superficie de 52 800 mètres carrés. Le couple Boucicaut et le Bon Marché ont inspiré Zola pour l'écriture du roman « Au bonheur des dames ». Gérard Durand ajoute que "le second Empire connaît un développement important, marqué entre autres par la création des grands magasins. Le fondateur du Bon Marché Aristide Boucicaut est né à Bellême, dans le Perche en 1810. A 18 ans, il prend les pas d'un marchand ambulant qui vendait des étoffes et, en 1829, s'installe à Paris, vendeur puis chef de comptoir du« Petit Saint-Thomas » fondé par Simon Mannoury (33 rue du Bac, aujourd'hui occupé par l'administration des douanes ), et frère d'un timonier en second. Sur l'emplacement de l'hospice des Petites-Maisons construit sur l'ancien cimetière de la Trinité établi là en 1689 et qui disparut en 1747, il ouvre rue de Sèvres, sous le nom très engageant de« Bon Marché », un important magasin de nouveautés. Il réalise une révolution commerciale en pratiquant une politique de bas prix, en vendant des articles très bon marché et à prix fixes affichés, en instaurant l'envoi franco de port et la vente par correspondance. Celui-ci deviendra peu à peu le premier grand magasin de nouveautés de Paris. Boucicaut introduit pour son personel des améliorations sociales exeptionnelles pour l'époque : logements chauffés et réfectoires. Les familles de province descendaient à l'Hôtel Lutetia et faisaient leurs achats au Bon Marché. En 1836, Aristide Boucicaut épouse Marguerite Guérin, née en 1816 d'une« fille-mère » et d'un père disparu sans laisser d'adresse. Montée à Paris à 13 ans, à la mort de sa mère, elle a obtenu une place chez un blanchisseur, rue du Bac, avant de s'installer, grâce à ses économies, dans une crémerie, un petit »bouillon-traiteur » où Aristide, qui venait y déjeuner chaque jour, fera sa connaissance. De leur union naîtra en 1839 leur fils, qui mourra en bas âge. Après la mort d'Aristide Boucicaut, en 1877, son épouse poursuit sa tâche. Avec madame de Hirsh, elle crée d'importantes oeuvres de charité. Le sculpteur Moreau-Vautier les a réunies, square Boucicaut, attentives au malheur des enfants. Jusqu'à l'an 2000 un hôpital a porté le nom de Madame Boucicaut". Visitez la boutique de Gérard Durand qui se trouve aux 75-77 rue du Bac, ou sur Internet, ici. Vous y trouverez une section dédiée à l'histoire de la rue du Bac !

Les photos ont été prises ici.

Vers 1910 - avril 2007

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