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Arc du Carrousel
L'arc du Carrousel est situé sur la place du Carrousel (1er), dans le jardin des Tuileries et en face du Louvre. Les statues qui l'ornent, au sommet de ses 14,625 mètres de hauteur, ont une histoire un peu mouvementée. Les chevaux sont ceux du Temple du Soleil à Corinthe. Mais ce ne sont que des copies. Napoléon, à la construction de l'édifice, avait pourtant mis la main sur les originaux, soustraits à la cathédrale Saint-Marc de Venise. S'y ajoutait un char qui devait porter une statue de l'empereur, et deux allégories à la Victoire et à la Paix. La statue de l'empereur n'a jamais été mise en place, le char a été détruit en 1815 et les chevaux rendus. Charles X a placé sur l'arc des copies des œuvres originales, complétées par une allégorie à la Restauration.
Gérard Durand ajoute que "c'était autrefois un terrain vague qui existait entre les anciens murs de Paris et le palais des Tuileries. On y traça en 1600 un jardin qui plus tard fut nommé le jardin de Mademoiselle, parce que mademoiselle de Montpensier habitait la palais des Thuileries (qui s'écrivait ainsi à l'époque) et possédait ce jardin, qui fut détruit en 1655. Louis XIV choisit cet emplacement et voulut y donner, les 5 et 6 juin 1662, une fête ou spectacle composé de courses et de ballets. Cette fête, nommée Caroussel, donna son nom à cette place. Il évoquait une fête d'une somptuosité toute royale, et par conséquent ne pouvait être conservé par les révolutionnaires. Elle est renommée place de la Fraternité. Cette place, à laquelle on rendit vite la dénomination du Carrousel, a été successivement agrandie par la démolition d'une partie des maisons de la rue Saint-Nicaise, qui commeçait rue de Rivoli et finissait rue Saint-Honoré. Suite au décret impérial du 26 Février 1806,« il sera élevé un arc de triomphe à la gloire de nos armées à la grande entrée de notre palais des Tuileries sur le Carrousel« . Cet arc de triomphe est sans contredit une des plus belles productions de l'architecture française. Cet ouvrage valut à MM. Percier et Fontaine le grand prix de première classe au concours décennal de 1810. La décoration extérieure de ce monument se compose d'une ordonnance de huit colonnes corinthiennes dont l'entablement complet porte au droit des ressauts huit statues des soldats français de différentes armes. Elle compote aussi un attique qui reçoit la dédicace et des bas-reliefs allégoriques. Un double socle se trouve au-dessus de l'arcade. Les massifs sont en pierres de liais, les colonnes en marbre rouge du Languedoc (Conques sur Orbiel), leurs bases et chapiteaux en bronze ; la frise de l'entablement est en griotte d'Italie. Le char et ses quatre chevaux ornaient autrefois le temple du Soleil à Corinthe. Ils furent transportés à Rome sous le règne de Néron, à Venise par le doge Dandolo, et à Paris par Napoléon. Les revers de 1814 et de 1815 firent disparaitre le char et les bas-reliefs. Ces derniers furent remplacés en 1825 par d'autres représentant les hauts-faits de la campagne du duc d'Angoulême en Espagne. En 1836, le double socle est surmonté d'un nouveau quadrige que nous devons à M. Bosio. La hauteur totale du monument est de 14m60. Sa longueur est de 17m60 et sa profondeur de 10m". Visitez la boutique de Gérard Durand qui se trouve aux 75-77 rue du Bac, ou sur Internet, ici. Vous y trouverez une section dédiée à l'histoire de la rue du Bac !
Les photos ont été prises ici. Vers 1910 - Mars 2007 |