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Manufacture des GobelinsManufacture des Gobelins

08/09/2007 @ 12:00:00 - Aucun commentaire.
 Manufacture des Gobelins
La manufacture des Gobelins se situe au 42 de l'avenue du même nom dans le 13ème arrondissement. Elle a acquis au fil des siècles une renommée mondiale dans le domaine de la tapisserie. Mais ce n'est pas à la famille Gobelin que l'on doit cette spécialisation. Venue de Reims au 13ème siècle, les générations successives de Gobelins ont fait fortune dans la teinture. Ce n'est que bien plus tard, au 17ème siècle, qu'Henri IV puis Louis XIV ont transformé ce quartier en haut lieu de la tapisserie. L'activité a traversé les siècles avec plus ou moins de bonheur, et se trouve toujours pratiquée dans la manufacture. Des artistes aussi différents que Cézanne, Calder, Miro ou Vasarely ont participé à la réalisation d'œuvres pour des bâtiments du service public... Gérard Durand ajoute que l' "on voyait dés le 14ème siècle, dans le faubourg Saint-Marcel près de la rivière de Bièvre, une petite colonie composée de drapiers et de teinturiers en laine. Leur industrie ne tarda pas à s'agrandir. En 1450, parmi ces ouvriers, on remarquait Jean Gobelin. Son habileté lui fit acquérir en peu de temps une fortune considérable qu'il employa à faire de grandes acquisitions sur les bords de la Bièvre, dont les eaux étaient très favorables à la teinture. Philibert, son fils, et Denise Lebret, son épouse, continuèrent les travaux de leur père et augmentèrent même la fortune qu'il leur avait laissée. Après leur mort, le partage de leurs richesses, qui consistaient en dix maisons, jardins, prés, terres, etc., fut fait en 1510. Leurs successeurs, travaillant avec le même zèle et la même probité, obtinrent aussi de grands résultats. Le peuple voulut honorer les Gobelin à sa manière. Il donna leur nom au quartier où se trouvait le siége de leur établissement, et même à la rivière de Bièvre qui avait contribué à leur prospérité. Cette famille voulut renoncer plus tard à la teinture pour occuper divers emplois dans la magistrature, dans les finances et dans l'armée. Antoine Gobelin, marquis de Brinvilliers, épousa, en 1651, Marie-Marguerite d'Aubray, fille du lieutenant-civil de Paris. Cette femme devint célèbre par ses débauches et ses empoisonnements. Elle fut finalement condamnée en 1676 à être brûlée vive pour parricide. Aux Gobelin, qui voulaient devenir marquis, succédèrent les sieurs Canaye. Lesquels, ne se bornant pas à teindre les laines, commencèrent à fabriquer des tapisseries. Les Canaye furent remplacés, en 1655, par un Hollandais nommé Gluck, et par un ouvrier appelé Jean Liansen. La beauté des ouvrages qui sortaient de leurs ateliers frappa Colbert, qui les montra au roi. L'hôtel des Gobelins fut acheté et un édit de 1667 établit son fonctionnement. Le surintendant des bâtiments devaient s'entourer de peintres, tapissiers, orfèvres, fondeurs, sculpteurs, graveurs, lapidaires, menuisiers, tenturiers pour former des jeunes gens. La manufacture des Gobelins est sans rivale dans le monde. On ne saurait calculer le nombre d'ouvrages parfaits qui sont sortis de cette grande et magnifique école". Visitez la boutique de Gérard Durand qui se trouve aux 75-77 rue du Bac, ou sur Internet, ici. Vous y trouverez une section dédiée à l'histoire de la rue du Bac !

Les photos ont été prises ici.

Vers 1900 - aoùt 2007

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