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Rue Hautefeuille
Dans l'hôtel des Abbés de Fécamp, au numéro 5 de la rue Hautefeuille dans le 6ème arrondissement, a habité la marquise de Brinvilliers (1630 - 1676). Emprisonnée en 1663 par la volonté de son père pour adultère, elle fait la connaissance d'un empoisonneur en détention. Son enseignement est vite mis à profit : Marie Madeleine Dreux d'Aubray (son vrai nom) teste ses compétences sur des pauvres qui vienne lui demander de l'aide, puis empoisonne son père par vengeance en 1666, ses frères et ses sœur en 1670. Son amant la dénonce avant de mourir, elle est torturée en 1676 puis condamnée à mort par décapitation.
Gérard Durand ajoute que" la rue portait ce nom dès l'année 1252 et se prolongeait alors jusqu'au mur de l'enceinte de Philippe-Auguste. On croit qu'elle le tient du château d'Hautefeuille, sur l'emplacement duquel le couvent des cordeliers fut construit en 1230. Jaillot pense qu'elle a pris son nom des arbres hauts et touffus qui bordaient cette voie publique ; il appuie son opinion sur un article des premiers statuts faits pour les cordeliers, dans lesquels on défend le jeu de paume aux religieux sous la haute-feuillée. De la rue Saint-André-des-Arts à celle des de Poitevins, on la nommait rue de Saint-André, puis rue du Chevet-Saint-André, parce qu'elle passait derrière l'église de ce nom. Quelques actes tirés des archives de Saint-Germain-des-Prés lui donnent le nom de la rue de la Barre, en raison d'un lieu de justice, ou d'une limite de juridiction, ou d'une barrière que les nobles avaient le droit d'avoir, ou enfin à cause du logis de Jean de la Barre, avocat qui demeurait dans le voisinage" . Visitez la boutique de Gérard Durand qui se trouve aux 75-77 rue du Bac, ou sur Internet, ici. Vous y trouverez une section dédiée à l'histoire de la rue du Bac !
Les photos ont été prises ici. Vers 1910 - mars 2008 |