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Eglise Saint-Etienne du Mont
Les clichés montrent que la place du Panthéon, dans le 5ème arrondissement, n'a pas vraiment changé en 100 ans. Les grilles qui entourent le Panthéon (à droite) sont les mêmes, la tour Clovis (à droite) se dresse depuis l'enceinte du collège Henri IV, l'église Saint-Etienne du Mont domine la place. Les différences ? Outre les véhicules qui, bien évidemment, se sont accaparés tout l'espace, un immeuble a poussé sur la gauche, à l'intersection avec la rue de la Montagne Sainte Geneviève. Le jeu des sept erreurs montre aussi l'apparition d'un petit clocher sur la tour inachevée du clocher de l'église. L'horloge de cette même église n'est plus la même : celle du cliché récent date de 1928.
Gérard Durand ajoute que", sous Philippe-Auguste, avant la construction de l'enceinte de Paris, cet emplacement était couvert de vignes. La crypte ou église inférieure de Sainte-Geneviève suffisait alors aux besoins religieux. Mais après l'achèvement de la nouvelle clôture, les Parisiens bâtirent en cet endroit un grand nombre d'habitations et bientôt on sentit la nécessité de construire une nouvelle église. Les chanoines de Sainte-Geneviève cédèrent un terrain sur lequel on éleva une chapelle pour servir de paroisse dédiée à Saint-Etienne en 1221 sous le pontificat d'Honorius III. La reconstruction de la chapelle Saint-Etienne-du-Mont date de François 1er, vers 1517. En 1588, on bâtit l'aile et les chapelles méridionales, sous les règnes d'Henri II et Charles IX, on construisit les parties occidentales de l'édifice. La chapelle de la communion et les charniers sont de l'année 1606. Marguerite de Valois, première femme d'Henri IV, posa la première pierre du portail vers 1610. Cette église est l'un des plus curieux monuments de Paris : il offre un mélange des styles gothique et renaissance. La chaire a été sculptée par Claude Lestocard d'Arras sur les dessins de Laurent de la Hire. Le crucifix qui décore le jubé était attribué à Jean Goujon : on a reconnu qu'il était l'ouvrage de Biart père. Les voùtes en ogive de la nef et les bas-côtés sont pleins de hardiesse et d'élégance. Le magnifique jubé sert de modèle à nos artistes. On remarque aussi les deux beaux escaliers qui se roulent en spirale autour du fût de deux colonnes, ils conduisent aux galeries et au sommet du jubé. Des vitraux d'un coloris remarquable décorent Saint-Etienne-du-Mont. Les plus beaux sont dûs à Nicolas Pinaigrier, verrier du 17ème siècle, ils représentent le Jugement dernier. Enfin parmi les tableaux, nous citerons celui de Troy, un tableau de Largillière, et un Saint-Etienne prêchant l'Evangile dû au pinceau de Abel Pujol. Dans cette église se trouvent les dépouilles d' Eustache Lesueur, l'un des plus grands peintres de l'école française mort en 1655, celles d' Isaac Lemaistre de Sacy, de Blaise Pascal mort en 1662, de Jean Racine mort en 1699, de Joseph Pitton de Tournefor, célèbre botaniste décédé en 1708 et de Pierre Perrault, père de l'auteur des contes, Le Pape Jean-Paul II y célébra une messe en 1997" . Visitez la boutique de Gérard Durand qui se trouve aux 75-77 rue du Bac, ou sur Internet, ici. Vous y trouverez une section dédiée à l'histoire de la rue du Bac !
Les photos ont été prises ici. Vers 1910 - avril 2009 |