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Rue du BacRue du Bac

04/12/2009 @ 12:00:00 - Aucun commentaire.
 Rue du Bac
Les clichés ont été pris dans le 7ème arrondissement, au croisement entre la rue du Bac (en face) et la rue de Lille. L'endroit n'a pas beaucoup changé, et le bâtiment que l'on voit à l'arrière plan est toujours le pavillon de Flore, qui appartient au musée du Louvre, dans sa partie la plus à l'ouest, en bord de Seine. Le bâtiment à gauche est celui qui héberge la Caisse des Dépôts et Consignations, depuis 1816. Partiellement détruit pendant la Commune, il a été reconstruit et jouxte l'ancienne gare d'Orsay (construite en 1900), devenu musée en 1986. Gérard Durand ajoute que " sous la Commune, en 1871, tous les immeubles sur cette partie droite de la rue du Bac furent entièrement brûlés. La rue présentait un aspect lugubre. Ici, un entassement infranchissable de débris calcinés encadrés d'un mur immense mis à nu au sommet duquel était accrochée une cheminée portant encore sa pendule. Là des fenêtres élargies et béantes, des restes de planchers chancelants, des carcasses d'escaliers dont les ferrures tordues avaient pris les formes les plus fantastiques. Partout des décombres fumants, partout la ruine. La reconstruction de tous ces immeubles date de 1874 à 1876. Au n°9, en 1872, on avait établi un curieux magasin où se trouvaient réunis un grand nombre d'objets qui avaient été fondus, calcinés, déformés. On y voyait de la vaisselle d'argent à moitié fondue, des pendules dont le mouvement et les ornements n'existaient plus que par moitié, le tiers ou le quart, un mousqueton dont la moitié du canon était fondue. C'est dans ce magasin que le public souscrivait au profit des malheureux incendiés de la rue. A l'angle de la rue du Bac et de la rue de Lille, au n°11, se trouvait en 1860 un magasin de deuil et de confection appelé« A la jeune orpheline », puis un tailleur en 1900, la maison« Dufour Van Roey« remplacée aujourd'hui par un magasin vendant des cuisinières. En 1830, au n°1, une boutique de modes :« Madame Corot » (la mère du peintre Jean-Baptiste Corot) qui habillait les dames de la cour des Tuileries. Au n°3 habita Léon Bérard (1876 - 1960), sénateur des Basses-Pyrénées, défenseur des lettres classiques, Ministre de l'Instruction Publique, membre de l'Académie française, ancien ambassadeur de France auprès du Saint-Siège. Anecdote ! En 1970, Romain Gary va consulter le Docteur Georges Wolfromm au n°1 de la rue du Bac qui vient de publier à 86 ans« Mon enfance me suit ».« Je pourrais vous donner des antibiotiques, mais avec votre fureur habituelle, vous risquez de leur faire du mal » : telle est la consultation rapportée par Romain Gary lui-même, qui habitait 108 rue du Bac. Au n°1 de la rue habita Claude Chappe, inventeur du télégraphe optique. De son appartement, qui donnait sur le quai Voltaire, il pouvait voir les signaux de son appareil placé sur le Louvre(1794). Gérard Durand a également rassemblé dans une vidéo les entêtes de factures de toute la rue ! Visitez la boutique de Gérard Durand qui se trouve aux 75-77 rue du Bac, ou sur Internet, ici. Vous y trouverez une section dédiée à l'histoire de la rue du Bac !

Les photos ont été prises ici.

Vers 1910 - février 2009

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