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Moulin de la Galette
Le Moulin de la Galette que l'on voit sur les clichés date de 1622. Il l'un des derniers survivants d'un ensemble qui a compté jusqu'à 12 moulins sur la butte de Montmartre, dans le 18ème arrondissement. D'abord appelé Moulin du Palais, il a été baptisé Moulin Bout-à -Fin, Blute-à -Fin puis Blute-Fin. « Bluter » consiste à tamiser la farine pour en extraire le son. Il est transformé en guinguette en 1870, et appelé Moulin de la Galette en 1895. Cette appellation regroupe cet établissement et le Moulin du Radet, situé à quelques dizaines de mètres de là .
Gérard Durand ajoute que, " au 83 de la rue Lepic se trouvait le moulin de la Galette. Autrefois, une suite de plusieurs chemins de terre qui descendaient jusqu'à la barrière Blanche (anciennes plâtrières, lieu-dit situé à l'emplacement de la place Blanche) étaient déjà indiquée sur le plan de Jaillot en 1775. En 1864, on lui attribua le nom du général de division Louis Lepic (1765 - 1827). Cette rue fut, au 19ème siècle, le refuge de nombreux artistes parmi lesquels le chansonnier Jehan Rictus (1867 - 1933) au n°50; Jean Baptiste Clément (1836 - 1903) aux n°53 et 112, qui fut entre autres l'illustre créateur en 1867 de la chanson« Au temps des cerises »; Vincent Van Gogh (1853 - 1890) et son frère Théo d'une part et le peintre Armand Guillaumin (1841 - 1927) d'autre part, au n°56; le peintre et dessinateur Charles Léandre (1862 - 1935) au n° 59; le dessinateur Forain (1852 - 1931) au n°64; le peintre Félix Ziem (1821 - 1911) au n°72; le dessinateur Willette (1857 - 1926) au n°87. Pierre Auguste Renoir, Pablo Picasso, Henri de Toulouse-Lautrec, Maurice Utrillo, Kees Van Dongen, Jean-Baptiste Corot, Théodore Rousseau représentent cet endroit célèbre dans leurs œuvres. De 1900 à 1914, le moulin de la Galette ne faisait tourner ses ailes que quatre jours par semaine : mardi, jeudi, samedi et dimanche. Le public était constitué de jeunes venus là pour s'amuser : boniches, petites mains, vendeuses, rapins du quartier, employés de banque et de magasin. On y dansait des cake-walk (la« marche du gâteau »), des valses, des matchiches et des javas, et le prix des consommations, cerises à l'eau-de-vie, bolée de vin rouge ou café-crème, ne dépassait guère 10 sous. On y dégustait des galettes de seigle avec un verre de muscat.. Visitez la boutique de Gérard Durand qui se trouve aux 75-77 rue du Bac, ou sur Internet, ici. Vous y trouverez une section dédiée à l'histoire de la rue du Bac !
Les photos ont été prises ici. Vers 1905 - novembre 2008 |