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Rue du Bac
A cet endroit du 7ème arrondissement, la rue du Bac (d'où ont été pris les clichés) part vers la gauche pour aller rejoindre les quais de Seine. A droite, elle devient la rue de Montalembert (ouverte en 1913). L'immeuble entre les deux rues regroupe plusieurs hôtels. Au bout de la rue de Montalembert, sur la gauche, se trouve l'hôtel de La Salle, anciennement hôtel de Cambacérès, bâti en 1639. Après la mort de Jean-Jacques de Cambacérès, il est vendu au duc et à la duchesse de La Salle, qui s'en séparent en 1911 au profit de la société Arbelot. Acquis par l'état en 1920 (pour plus de 8 millions de francs l'époque), l'immeuble héberge une partie du Ministère des Finances, qui a quitté le Louvre.
Salamandre ajoute que l'hôtel de Cambacérès fut construit en 1639 par Thomas De Bragelone (1614 - 1680 Président du Parlement de Metz, Seigneur d'Issy...) sur une partie du Pré aux Clercs acheté à René De Robeville (Recteur de l'Université de Paris). L'ensemble de l'ilot constitué de l'haussmannien Bouvard, l'hôtel Livry et l'hôtel De La Salle est désormais la propriété de Carlyle, un fond d'investissement américain à l'origine de la rénovation de l'Imprimerie Nationale rue de la Convention. Ces bâtiments ont fait l'objet d'une rénovation complète et d'une restauration des salons et façades inscrites aux Monuments Historiques. Les travaux achevés à l'été 2010, ont transformé en 28 mois l'ensemble immobilier Bouvard-Livry en 5 surfaces commerciales de 3 niveaux sur la rue du Bac, 6 étages de bureaux et 5 salons patrimoniaux donnant sur un jardin "à la française" rue Montalembert. Sur la rue de l'Université, le hall d'entrée des bureaux est exceptionnellement agrémenté d'une dizaine d'œuvres d'art de Gerard Garouste (peintre français contemporain de renommée internationale), 8 portes et grilles monumentales en bronze patiné en façade, un lustre et un arbre de 6 m de haut de même nature, 2 fresques en céramique dont une de 305 pièces et 17 m de haut à l'intérieur du bâtiment. L'hôtel de La Salle, ses 10 salons patrimoniaux sur 2 étages, ses 3 étages de bureaux et son jardin sont dorénavant indépendants et séparés du lot. La résurrection de l'activité commerciale de cet ilot et des fastes de ses salons patrimoniaux devrait redonner à ces lieux le parfum du XIXème. Aucune création de logements dans cette opération (voir le commentaire ci-dessous). En outre, on peut noter à l'actif de ce programme la création de 1200 ml de nouveau réseau de distribution d'eau glacée du concessionnaire CLIMESPACE depuis l'Assemblée Nationale sous le bd St Germain ». " Merci beaucoup à Salamandre pour ses corrections et toutes ses précisions !
Chrisos indique que " le ministère des Finances (douanes) a déménagé à Montreuil. L'État a vendu le triangle. Le pâté de maisons est en travaux depuis un bon moment déjà . Au programme : des appartements de luxe et des boutiques."
Gérard Durand ajoute que "les 27, 29, 31, 33, 35 sont les façades de l'ancien hôtel de la direction des Douanes (ex-Service de la dette inscrite). Il s'agit de la plus récente (avant 1914 - 1918) des opérations d'urbanisme, réalisée par l'architecte Roger Bouvard qui a créé la rue de Montalembert pour alimenter la rue de Beaune jusqu'au Quai Voltaire et a doublé le flux de la rue du Bac, en direction du Pont Royal. Les numéros 33 et 35 étaient ceux du magasin« Au Petit Saint-Thomas » (association Villain et Cie , Mannoury et Emery, Mannoury-Beaupré, Mannoury-Girard, Weydemann-Bouchon, puis Villain-Boucicaut). Les premiers bâtiments des Magasins du Petit Saint-Thomas ont été bâtis, en 1820, sur les jardins de l'hôtel de l'Université, situé à gauche, à l'angle de cette rue et de la rue du Bac, et dont l'emplacement est représenté actuellement par les numéros 25 de la rue de l'Université, 27, 29 et 31 rue du Bac. L'origine du magasin se trouve en face au 34, occupé par diverses boutiques. La vente au mètre de tissu va attirer une dizaine de boutiques, de machines à coudre, à l'exemple de la Compagnie Singer au 32. Le n°35 de la rue du Bac appartient au marquis de Custine, mort sur l'échafaud, beau-père de la charmante reine des Roses. En 1852, les bâtiments désaffectés des Jacobins furent en partie démolis, et quelques-uns de leurs terrains servirent à un usage bien différent : c'est là que fut établi ce magasin de nouveautés. On bâtit sur les jardins des Jacobins. A la place des primeurs des religieux, on vendit des percalines (toiles fines) et des basins (tissus de lin et de coton), des indiennes (toiles de coton colorées) et du bouracan (grosse étoffe de laine). Un étroit jardin fut conservé, on l'encastra entre le droguet et le comptoir de literie. Un âne y promenait les petits enfants des clients. La maison s'est perpétuée après la fondation du Bon Marché en 1885, jusqu'en 1913. Les locaux ont été finis juste à temps pour abriter le Secrétariat d'Etat aux Inventions en 1915, qui est alors confié à Jules-Louis Breton, fondateur des« Arts ménagers »". Visitez la boutique de Gérard Durand qui se trouve aux 75-77 rue du Bac, ou sur Internet, ici. Vous y trouverez une section dédiée à l'histoire de la rue du Bac !
Les photos ont été prises ici. Vers 1920 - février 2009 |